Poules et volailles

Combien de poules par m² ? Évaluer l’espace dans le poulailler et le parcours

Une personne pose une latte de bois sans graduations sur le sol d’un poulailler. Trois poules se trouvent dans le parcours voisin.

Guide pratique

Combien de poules par m² ? Évaluer l’espace dans le poulailler et le parcours

En bref : il n’existe pas de nombre de poules par m² valable pour tous les poulaillers et tous les parcours. Pour les poules de taille moyenne, le LICG indique un minimum de 0,5 m² dans le poulailler de nuit et de 1 m² dans le parcours extérieur par animal. Pour les poules naines, il indique 0,25 m² dans le poulailler de nuit et 0,5 m² dans le parcours extérieur par animal. Le LICG recommande davantage d’espace de vie lorsque c’est possible. Comparez les deux espaces séparément, puis vérifiez que vos poules peuvent bien les utiliser.

Une personne pose une latte de bois sans graduations sur le sol d’un poulailler. Trois poules se trouvent dans le parcours voisin.
Sommaire
  1. Produits associés à ce guide
  2. Mesurer séparément la surface utilisable du poulailler et du parcours
  3. Tenir compte de la taille du groupe, de l’âge, des coqs et de l’espace pour se déplacer
  4. Distinguer les règles locales, les recommandations pour les conditions de vie des poules et l’élevage professionnel
  5. Vérifier l’accès à la nourriture, à l’eau, aux nids, aux lieux de repos et aux abris
  6. Réévaluer l’espace si le nombre de poules ou l’aménagement du parcours change

Utile pour ce guide

Ces produits correspondent aux sujets abordés dans ce guide. Pour chacun, découvrez comment l’utiliser et les points à vérifier avant de choisir.

Mesurer séparément la surface utilisable du poulailler et du parcours

Dessinez le poulailler de nuit et le parcours comme deux surfaces sur une feuille. Mesurez les dimensions intérieures du sol et celles de l’espace délimité par la clôture. Pour un rectangle, calculez la surface en multipliant la longueur par la largeur, en mètres. Vous pouvez diviser un espace comportant des angles en rectangles, puis additionner leurs surfaces.

Repérez les espaces de stockage fermés et les parties du sol situées sous des structures fixes auxquelles les poules n’ont pas accès. Déduisez ces surfaces de l’espace concerné. Ne déduisez pas automatiquement le sol autour d’une mangeoire ou sous un nid accessible : regardez où les animaux peuvent réellement circuler. Un perchoir placé en hauteur n’ajoute aucune surface au sol. Notez aussi à quels moments le poulailler et le parcours sont accessibles ; le LICG décrit le poulailler de nuit et le parcours extérieur comme deux parties distinctes de l’installation.

Indiquez les dimensions de votre installation
Espace Surface à l’intérieur des limites Surface inaccessible Surface au sol utilisable
Poulailler de nuit …… m² …… m² …… m²
Parcours …… m² …… m² …… m²

À côté de ce tableau, dessinez le passage entre le poulailler et le parcours, ainsi que les emplacements de la nourriture, de l’eau, des nids et des abris. Vous verrez ainsi si l’aménagement rétrécit les passages, sans additionner les surfaces des deux espaces.

Tenir compte de la taille du groupe, de l’âge, des coqs et de l’espace pour se déplacer

Comptez tous les animaux qui partagent l’espace, y compris les coqs. Notez s’il s’agit de poules naines, de poules de taille moyenne ou d’animaux plus grands. N’appliquez pas les recommandations pour les poules naines à une poule plus grande et réévaluez les besoins des jeunes animaux à mesure qu’ils grandissent. Dans un groupe mixte, une seule surface moyenne par poule est peu utile.

Exemple de calcul : pour trois poules de taille moyenne, les valeurs de référence du LICG donnent 1,5 m² dans le poulailler de nuit et 3 m² dans le parcours extérieur. Un parcours de 3 m² ne compense donc pas un poulailler de nuit dont la surface au sol utilisable n’est que de 1 m². Vérifiez ensuite si les animaux peuvent se croiser et si une poule chassée par les autres peut elle aussi accéder à la nourriture et aux lieux de repos. Le LICG décrit la hiérarchie au sein d’un groupe de poules.

Distinguer les règles locales, les recommandations pour les conditions de vie des poules et l’élevage professionnel

Les surfaces indiquées par le LICG constituent des recommandations pour les conditions de vie des poules destinées à évaluer une installation d’élevage de loisir, et non une autorisation légale générale de détenir un nombre donné de poules. Selon la RVO, des exigences générales s’appliquent aux animaux détenus, notamment une liberté de mouvement suffisante, une protection ainsi qu’une nourriture et une eau adaptées. Des exigences supplémentaires peuvent s’appliquer aux animaux de production. Ne reprenez donc pas un taux de densité prévu pour un système d’élevage professionnel comme référence pour votre poulailler de loisir.

Ce qui est autorisé à votre adresse dépend aussi de la situation locale. L’Informatiepunt Leefomgeving renvoie vers Regels op de kaart pour connaître les règles applicables à un emplacement ; des règles locales peuvent également entrer en jeu. Vérifiez cela auprès de la commune avant de construire un poulailler ou d’agrandir le groupe.

Ne comptez le jardin que si les poules peuvent réellement et légalement utiliser cet espace. Les mesures relatives à la grippe aviaire peuvent modifier l’accès à l’extérieur ; vérifiez les mesures en vigueur lorsque vous évaluez l’espace disponible.

Vérifier l’accès à la nourriture, à l’eau, aux nids, aux lieux de repos et aux abris

Une surface indiquée sur un plan ne montre pas si une poule peut passer à côté d’une autre pour atteindre l’eau. Observez donc l’installation pendant que le groupe mange, se repose et circule entre le poulailler et le parcours. Le LICG décrit notamment les perchoirs, les pondoirs, l’ombre et la possibilité de prendre un bain de sable. La RVO mentionne l’accès à la nourriture et à l’eau, la protection et la liberté de mouvement parmi les exigences générales de soins.

  • Nourriture et eau : les animaux moins bien placés dans la hiérarchie peuvent aussi y accéder sans se retrouver bloqués dans un passage étroit ?
  • Nids et perchoirs : ils sont accessibles et un passage permet de repartir ? Si vous souhaitez déplacer ou remplacer un nid, comparez la place occupée par différents pondoirs avec votre propre plan.
  • Abri et mouvement : il y a de l’ombre et les poules peuvent gratter le sol et prendre un bain de poussière sans qu’un équipement bloque l’accès au reste de l’espace ?

Réévaluer l’espace si le nombre de poules ou l’aménagement du parcours change

Vous accueillez d’autres poules, de jeunes animaux grandissent ou vous déplacez un abri ? Mettez alors à jour la composition du groupe et les surfaces au sol utilisables des deux espaces. Vérifiez de nouveau les passages et observez le groupe près de la nourriture, de l’eau et des lieux de repos. Si vous constatez qu’une poule est régulièrement chassée ou n’arrive pas à accéder à un équipement, améliorez l’aménagement ou l’espace disponible avant d’agrandir encore le groupe.

Si vous voyez une poule blessée ou malade, le calcul de la surface ne doit pas remplacer les soins : contactez un vétérinaire. La RVO présente la prise en charge des animaux détenus malades et blessés comme une exigence générale.

Un parcours couvert compte comme poulailler de nuit ?

Un toit ne transforme pas automatiquement le sol du parcours en espace de poulailler de nuit. Gardez les deux surfaces distinctes sur votre plan et évaluez les endroits où les poules peuvent réellement séjourner le jour et la nuit. Ainsi, un parcours spacieux ne masquera pas un manque de place dans le poulailler de nuit.