Premières séances de travail avec un jeune cheval : préparation et accompagnement
Guide pratique
Premières séances de travail avec un jeune cheval : préparation et accompagnement
Pour commencer le travail avec un jeune cheval, ne fixez pas d’abord la date de la première séance montée : faites d’abord le point. Discutez avec une personne expérimentée de ce que le cheval connaît déjà, de son comportement et de l’adaptation du lieu de travail. Si vous avez un doute sur sa santé, demandez conseil à un vétérinaire équin. Vous pourrez ainsi décider ensemble si son apprentissage peut commencer ou s’il vaut mieux le reporter. L’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) souligne l’importance, à cette étape, d’installations adaptées, d’un accompagnement compétent et de l’attention portée à l’état physique et mental du cheval. En savoir plus auprès de l’IFCE.

Sommaire
- Produits associés à ce guide
- De la familiarisation et de la manipulation au travail accompagné
- Faire évaluer la santé, le vécu et la facilité de manipulation
- Vérifier la clôture, le sol, l’équipement et les dispositions en cas d’urgence
- Choisir un accompagnateur : méthode, conditions de vie du cheval et communication
- Signes d’inconfort : quand reporter le travail ?
Utile pour ce guide
Ces produits correspondent aux sujets abordés dans ce guide. Pour chacun, découvrez comment l’utiliser et les points à vérifier avant de choisir.
Un licol pour les manipulations quotidiennes

Licol doublé polaire avec détails réfléchissants, noir L – Excellent Superior
Ce licol peut être pratique pour s’exercer à le mettre, car la muserolle et la têtière s’ouvrent à l’aide de boucles à clip.
Points à vérifier avant de choisir Vérifiez qu’il est bien ajusté à ce cheval ; la taille L ne suffit pas à elle seule.
Nettoyer et examiner les pieds

Cure pied avec brosse – Excellent Horse
La curette à sabots et la brosse permettent de retirer le sable, les petits cailloux et les saletés non incrustées des sabots lors du pansage habituel.
Points à vérifier avant de choisir Discutez avec la personne qui accompagne le cheval de sa réaction lorsqu’on lui prend les pieds.
Le pansage comme geste familier

Étrille pour poils morts avec dessus flexible – Excellent Horse Flexi Brush Curry Comb
Cette étrille aide à retirer les poils détachés, la saleté et la poussière de la robe pendant le pansage.
Points à vérifier avant de choisir Pendant le pansage, soyez attentif aux zones sensibles et ne forcez pas la réaction du cheval.
De la familiarisation et de la manipulation au travail accompagné
La familiarisation consiste, par exemple, à découvrir le contact, les soins courants et le licol. La facilité de manipulation se voit dans les gestes du quotidien : comment se passent la conduite en main, le pansage ou la prise d’un pied ? Les premières séances d’apprentissage ne se limitent pas à ces gestes familiers. La personne qui accompagne le cheval cherche à déterminer quelles nouvelles demandes il peut comprendre, sans forcer sa réaction. L’IFCE cite comme préparations utiles les expériences antérieures avec le licol, la conduite en main, le pansage et le fait de donner les pieds. En savoir plus auprès de l’IFCE.
Le débourrage correspond uniquement à la préparation au travail sous la selle ?
Pas exactement. Pour l’IFCE, le débourrage désigne le début d’une relation de travail avec le cheval. L’objectif peut être de le monter ou de l’atteler. La préparation au travail sous la selle concerne plus précisément l’apprentissage en vue d’être monté. Demandez donc à l’entraîneur ce qu’il entend par « premières séances de travail ». Ce guide vous aide à évaluer la préparation ; il ne s’agit pas d’une méthode étape par étape pour préparer personnellement un cheval au travail sous la selle. Lire les explications de l’IFCE.
Faire évaluer la santé, le vécu et la facilité de manipulation
Dites à la personne qui accompagne le cheval ce que vous savez, mais aussi ce que vous ignorez. Comment le cheval réagit lorsqu’on le mène en main, qu’on le soigne, qu’on lui prend les pieds, lorsqu’il rencontre le professionnel chargé de l’entretien des sabots et de la ferrure ou lorsqu’il découvre un environnement inconnu ? Décrivez également les situations qui l’ont effrayé auparavant ou les changements dans son comportement. Il ne s’agit pas de dresser la liste des compétences qu’il devrait déjà maîtriser, mais de partir d’un constat honnête.
Avant de lui demander de nouveaux efforts, faites le point sur ses pieds, sa dentition, son état de santé général et les éventuelles zones sensibles où reposera l’équipement. Le LICG conseille de prêter attention à l’entretien des pieds, au contrôle de la dentition et aux zones de contact du harnachement. Pour toute question de santé, consultez un vétérinaire ; en cas de doute sur une douleur ou une façon de se déplacer inhabituelle, faites d’abord évaluer ce point. Lire les conseils de soins du LICG.
Le cheval va rejoindre une autre écurie pour son apprentissage ? Demandez comment la personne qui l’accompagne lui fera découvrir ce nouvel environnement et quelles possibilités il aura de bouger et d’être en contact avec d’autres chevaux. L’IFCE décrit le début de l’apprentissage et les changements d’hébergement comme des moments pouvant être éprouvants pour un jeune cheval. En savoir plus auprès de l’IFCE.
Vérifier la clôture, le sol, l’équipement et les dispositions en cas d’urgence
Parcourez avec la personne qui accompagne le cheval le trajet de l’écurie au lieu de travail, puis examinez le lieu en question. Regardez le sol, les limites de l’espace et les objets avec lesquels le cheval ou une personne pourrait entrer en contact. L’IFCE cite une surface de travail entretenue et des limites sûres parmi les points à vérifier sur un lieu d’entraînement. Ces informations françaises constituent ici des conseils pratiques, et non des règles de construction applicables sur le territoire néerlandais. En savoir plus sur le sol auprès de l’IFCE et sur la délimitation de l’aire de travail auprès de l’IFCE.
| Point à vérifier | Question pour le propriétaire et la personne qui accompagne le cheval | Si la réponse est non ou incertaine |
|---|---|---|
| Cheval | Vous avez discuté de son vécu et des éventuelles questions de santé ? | Discutez des points encore inconnus ou demandez une évaluation. |
| Accompagnement | Tout le monde sait qui accompagne le cheval, qui apporte son aide et qui décide d’arrêter ? | Établissez d’abord des modalités claires. |
| Lieu de travail | Le sol, la clôture, l’accès et le trajet ont été vérifiés ? | Remédiez au problème ou choisissez un autre endroit. |
| Équipement | Le matériel utilisé est en bon état et adapté à ce cheval ? Vous avez discuté de la protection des personnes ? | Faites vérifier l’ajustement et évitez tout matériel endommagé. |
| Dispositions en cas d’urgence | Tout le monde sait qui appelle à l’aide et comment joindre le vétérinaire ? | Convenez des modalités avant de commencer le travail. |
La taille indiquée sur un licol ne prouve pas qu’il convient à ce cheval. Si vous avez besoin d’un licol pour les manipulations quotidiennes, vous pouvez voir les licols chez Farmora. Vérifiez son ajustement sur le cheval et discutez avec la personne qui l’accompagne de l’équipement adapté au travail envisagé.
Choisir un accompagnateur : méthode, conditions de vie du cheval et communication
Ne demandez pas seulement quand le cheval sera « prêt ». Demandez surtout comment l’entraîneur évalue un jeune cheval qu’il ne connaît pas, comment il réagit si le cheval se crispe et comment vous serez associé au travail en tant que propriétaire. La KNHS présente, dans ses formations, un entraînement bienveillant fondé sur les principes de l’apprentissage et tenant compte des capacités physiques du cheval. En savoir plus auprès de la KNHS.
- Expérience : la personne a travaillé avec quels jeunes chevaux et qui sera présent dans les situations nouvelles ?
- Méthode : comment la personne détermine si une nouvelle demande est adaptée ?
- Conditions de vie du cheval : quels éléments justifient une pause ou une consultation vétérinaire ?
- Suivi : quand la personne vous expliquera ce que le cheval a montré et quelles questions restent en suspens ?
- Transmission : comment la personne vous expliquera ce que le cheval a appris et ce que vous ne devez pas encore faire personnellement ?
Signes d’inconfort : quand reporter le travail ?
Soyez attentif aux changements par rapport au comportement habituel de votre cheval. Une façon différente de se déplacer, une baisse d’appétit, une réaction sensible au toucher ou une réticence à être manipulé sont autant de raisons de ne pas insister. Une réaction de peur persistante ou des tensions répétées lors d’un même geste méritent aussi d’être discutées avec la personne qui l’accompagne. Le comportement seul ne permet pas d’en déterminer la cause : selon le LICG, la douleur, la peur et le stress sont parfois difficiles à distinguer. En cas de signes de douleur ou de doute concernant les conditions de vie du cheval, contactez un vétérinaire. En savoir plus sur les signes de douleur auprès du LICG.
Si vous constatez une irrégularité dans ses déplacements ou une sensibilité manifeste, reportez le travail et consultez un vétérinaire équin. En cas de tensions répétées sans cause évidente, arrêtez le geste concerné et discutez avec la personne qui l’accompagne de ce qui a précédé ; si vous soupçonnez une douleur, faites également appel au vétérinaire. Si le comportement du cheval change brusquement et fortement, ou si le cheval est manifestement malade, renoncez à l’entraînement et appelez le vétérinaire. Notez ce que vous avez observé et à quel moment, afin de pouvoir transmettre des observations précises.