Parasites chez les bovins : recueillir des observations et discuter de la prévention
Guide pratique
Parasites chez les bovins : recueillir des observations et discuter de la prévention
Vous suspectez des parasites chez vos bovins ? Notez quels animaux présentent des symptômes, ce que vous observez et depuis quand. Rassemblez aussi leur historique de pâturage et les résultats des examens antérieurs. Vous pourrez ainsi discuter avec le vétérinaire des examens et des mesures de prévention adaptés à votre exploitation. Si un animal est manifestement malade, n’attendez pas un entretien de prévention prévu plus tard.

Sommaire
- Parasites internes et externes : quelles questions se posent sur l’exploitation ?
- Que noter sur les groupes de bovins, leur environnement, vos observations et les conseils reçus ?
- Pâturage et routine à l’étable : de quoi parler avec le vétérinaire ?
- Plan de prévention : examens et choix des produits avec le vétérinaire, règles auprès des sources compétentes
- Signes d’alerte à évoquer avec le vétérinaire : quand le contacter plus tôt ?
Parasites internes et externes : quelles questions se posent sur l’exploitation ?
Les bovins peuvent notamment être concernés par les vers digestifs, les vers pulmonaires et la douve du foie. Parmi les parasites externes figurent les poux, les acariens responsables de la gale et les tiques. Royal GD présente les vers digestifs, les questions liées aux vers pulmonaires au pâturage, la douve du foie et les poux et acariens responsables de la gale chez les bovins.
Décrivez ce que vous observez : par exemple, un changement dans la croissance ou les bouses, de la toux, des frottements ou des zones sans poils. Ces signes ne permettent pas, à eux seuls, d’attribuer les symptômes à un parasite. Si vous voyez une tique, notez aussi sur quel animal vous l’avez observée ; Royal GD présente les tiques chez les bovins. Les nuisances générales dues aux mouches dans l’étable sont un sujet distinct.
Que noter sur les groupes de bovins, leur environnement, vos observations et les conseils reçus ?
Préparez un seul récapitulatif pour l’entretien. Utilisez des descriptions concrètes plutôt qu’un diagnostic supposé.
| Rubrique | Que consigner ? |
|---|---|
| Animaux | Le groupe de bovins, l’identification des animaux qui attirent votre attention et le nombre d’animaux présentant des symptômes comparables. |
| Évolution | La date à laquelle vous avez remarqué le changement pour la première fois, s’il s’accentue et si d’autres animaux sont touchés. |
| Observations | Ce que vous constatez concernant l’appétit, la croissance ou l’état corporel, les bouses, la respiration, la peau et le comportement. |
| Environnement | La parcelle ou l’étable, les pâturages fréquentés auparavant, les zones particulièrement humides et les déplacements ou arrivées récents. |
| Antécédents | Les symptômes antérieurs, les résultats d’examens disponibles, les conseils reçus et l’utilisation de médicaments vétérinaires consignée. |
Notez aussi quels groupes vont pâturer pour la première fois et lesquels ont déjà été au pâturage. Ces antécédents comptent dans l’évaluation des questions liées aux vers, comme le montrent les différentes situations de pâturage décrites par Royal GD.
Pâturage et routine à l’étable : de quoi parler avec le vétérinaire ?
Au pâturage : indiquez quels groupes de bovins ont fréquenté quelles parcelles, quand le pâturage a commencé et si vous connaissez des zones humides sur les parcelles utilisées. Cela aide à évaluer les questions liées aux vers et à la douve du foie selon la situation de l’exploitation. Une parcelle humide ne constitue pas, à elle seule, un diagnostic ni une évaluation complète du risque. Le guide de Royal GD sur la douve du foie associe l’évaluation des parcelles au pâturage et aux examens.
À l’étable : montrez quels animaux présentent des problèmes de peau, où ils se frottent et si vous avez constaté un changement après une arrivée ou un déplacement. Demandez quels animaux et quels endroits le vétérinaire souhaite examiner. Distinguez cela des nuisances générales dues aux mouches dans l’étable.
Plan de prévention : examens et choix des produits avec le vétérinaire, règles auprès des sources compétentes
Utilisez votre récapitulatif pour répondre à quatre questions : Quel est l’objectif des recherches ? Quel examen convient ? Quel résultat modifierait notre approche ? Comment suivre l’évolution ? Pour les questions concernant les vers digestifs, la portée d’une analyse des bouses chez les jeunes bovins dépend du moment où elle est réalisée pendant la période de pâturage. Royal GD présente également les analyses de sang et, pour les bovins laitiers, les analyses du lait de tank. Laissez le vétérinaire déterminer quelle possibilité est utile dans cette situation. Consultez les explications de Royal GD sur la recherche de vers digestifs.
Consignez les conseils convenus pour le groupe de bovins concerné. Discutez avec le vétérinaire du choix des éventuelles mesures ou des médicaments vétérinaires ; une date inscrite au calendrier ou une observation isolée ne constitue pas, à elle seule, un conseil de traitement.
Pour les règles néerlandaises relatives aux médicaments vétérinaires, vous pouvez consulter RVO. Les détenteurs d’animaux producteurs de denrées alimentaires doivent consigner les médicaments vétérinaires utilisés dans un registre des médicaments vétérinaires. Un récapitulatif des observations ne remplace pas ce registre. RVO décrit également un plan formel de santé de l’exploitation et un plan de traitement de l’exploitation, notamment pour les détenteurs de cinq bovins ou plus élevés pour le lait ou la viande ; ces plans sont eux aussi distincts du présent récapitulatif destiné à discuter des parasites. Consultez les conditions auprès de RVO.
Signes d’alerte à évoquer avec le vétérinaire : quand le contacter plus tôt ?
Appelez le vétérinaire plus tôt si un bovin devient nettement plus malade, semble avoir du mal à respirer ou mange à peine. Prenez également contact avec le vétérinaire si une toux apparaît ou s’aggrave après le pâturage, si plusieurs animaux présentent des symptômes, si leur état se dégrade fortement ou si les frottements provoquent des lésions cutanées. Décrivez ce que vous voyez et la rapidité des changements. La toux après le pâturage est, par exemple, un point d’attention dans les informations de Royal GD sur les bovins qui commencent à pâturer, mais elle ne permet pas de poser un diagnostic. Convenez avec votre vétérinaire des changements qui, sur votre exploitation, nécessitent un échange téléphonique immédiat.