Brucellose chez les bovins : faire le point sur le statut de l’exploitation et une suspicion
Guide pratique
Brucellose chez les bovins : faire le point sur le statut de l’exploitation et une suspicion
Un avortement ne prouve pas qu’un bovin est atteint de brucellose. Notez ce qui s’est passé et appelez le vétérinaire de votre exploitation pour discuter de l’évaluation de la situation et des analyses à effectuer après l’avortement. Si vous ou votre vétérinaire soupçonnez une brucellose, signalez cette suspicion à la NVWA. Les analyses après un avortement et le signalement d’une suspicion sont deux démarches distinctes. Lisez les explications de la NVWA sur la brucellose chez les bovins.

Sommaire
- Discuter des conditions d’élevage et des limites des signes visibles avec le vétérinaire
- Consigner les événements : date et identité des bovins concernés
- Discuter des précautions en cas de suspicion et d’exposition possible
- Vérifier le statut de l’exploitation et les données sur les bovins introduits
- L’autorité compétente et les démarches officielles en cas de suspicion
Discuter des conditions d’élevage et des limites des signes visibles avec le vétérinaire
La brucellose bovine est causée par Brucella abortus. Un bovin infecté peut perdre un veau avant sa naissance, mais cet événement ne suffit pas à en déterminer la cause. Dites au vétérinaire ce que vous avez observé, comment se comporte le bovin et si vous avez remarqué quelque chose chez d’autres animaux. Mentionnez aussi les introductions récentes comme élément de contexte pertinent, et non comme source de contamination avérée. La NVWA décrit les signes et les voies possibles d’introduction de la maladie.
Demandez au vétérinaire comment seront organisées les analyses après l’avortement de votre bovin. La NVWA indique que le détenteur doit faire envoyer un échantillon de sang du bovin concerné à Royal GD et que le vétérinaire de l’exploitation se charge de l’envoi. Laissez le vétérinaire déterminer ce qui est nécessaire de plus dans votre situation. Consultez les informations de la NVWA sur les analyses après un avortement.
Consigner les événements : date et identité des bovins concernés
Rédigez une note distincte pour chaque bovin concerné. Le numéro UBN, le code d’identification du bovin et la date vous aident à rapprocher l’événement des données figurant dans I&R. Une note personnelle ne remplace pas une déclaration que vous devez effectuer dans I&R conformément aux règles applicables. RVO explique quelles données sont nécessaires pour les déclarations concernant les bovins.
| Information | Que noter ? |
|---|---|
| Lieu | Numéro UBN et bâtiment ou groupe. |
| Bovin concerné | Numéro d’identification individuel de la mère. |
| Événement | Date, heure éventuelle et description factuelle de ce que vous avez vu. |
| Autres bovins | Numéros d’identification individuels et observations distinctes, avec leur date. |
| Contact possible | Qui a été en contact avec des matières liées à la mise bas ou des liquides corporels, et quand ? |
| Échange avec un professionnel | Nom du vétérinaire, moment du contact et prochaine étape convenue. |
| Analyses et messages | Quelles analyses ont été envisagées ou demandées et quels messages ont effectivement été reçus ? |
Notez par exemple qu’un bovin a perdu un fœtus à une date donnée. Ne consignez un résultat d’analyse qu’une fois reçu ; laissez les spécialistes concernés en évaluer la signification.
Discuter des précautions en cas de suspicion et d’exposition possible
La brucellose peut aussi toucher les personnes. Chez un animal infecté, les matières liées à la mise bas et les liquides corporels peuvent être une source d’exposition. Évitez tout contact inutile avec ces matières et demandez à votre vétérinaire comment les personnes concernées peuvent les manipuler en toute sécurité. Noter qu’un contact a eu lieu ne signifie pas qu’une personne est infectée. Le RIVM décrit les possibilités d’exposition et les précautions générales.
Si une personne présente des symptômes après un contact possible avec des matières contaminées, invitez cette personne à appeler son médecin généraliste et à mentionner ce contact. Pour les questions concernant les conséquences pour les personnes dans le cadre d’une suspicion officielle, la NVWA renvoie aussi vers le service régional de santé publique GGD. Lisez les informations du RIVM destinées aux personnes et les explications de la NVWA destinées aux exploitations bovines.
Vérifier le statut de l’exploitation et les données sur les bovins introduits
Selon la NVWA, le territoire néerlandais est officiellement indemne de Brucella abortus. Il s’agit d’un statut national, qui n’explique pas ce qui s’est passé dans votre exploitation. Comparez vos propres notes avec les comptes rendus d’analyses reçus et les éventuelles communications officielles de la NVWA. Si vous avez un doute sur l’existence d’un statut officiel de suspicion, demandez à la NVWA quelles informations s’appliquent à votre exploitation. Consultez le statut national auprès de la NVWA.
Pour les bovins introduits récemment, vérifiez les numéros d’identification individuels et les dates d’arrivée dans le registre de votre exploitation et dans I&R. I&R vous permet de consulter les déclarations et de demander une liste des animaux présents dans les bâtiments. L’enregistrement d’une arrivée vous indique quelles données vous pouvez rassembler, mais n’établit pas qu’il y a eu contamination. Consultez les explications de RVO sur les déclarations et la liste des animaux présents dans les bâtiments.
L’autorité compétente et les démarches officielles en cas de suspicion
Si vous ou votre vétérinaire soupçonnez une brucellose chez des bovins, appelez le centre national de signalement des maladies animales de la NVWA au 045 546 31 88. Le signalement est obligatoire, même en cas de simple suspicion. Pour cet appel, gardez à portée de main votre numéro UBN, les numéros d’identification individuels, vos notes sur les événements et les coordonnées de votre vétérinaire. Vous n’avez pas besoin d’interpréter personnellement un résultat d’analyse avant de signaler une suspicion. Découvrez quand signaler une brucellose à la NVWA.
La NVWA examine le signalement et indique à l’exploitation ce qui se passera ensuite. En cas de suspicion officielle, la NVWA décrit notamment des restrictions concernant l’entrée et la sortie des animaux. Un vétérinaire de la NVWA explique les mesures ; l’exploitation reçoit également un courrier officiel. Suivez les instructions données par la NVWA pour votre exploitation. Découvrez comment la NVWA traite une suspicion.